Richesses de la Poéthèque

1783-1983 – Deux cents ans nous séparent des poètes

En 1631, par privilège du roi, Richelieu charge Théophraste Renaudot, médecin protestant converti au catholicisme, de créer un journal sur « le bruit qui court sur les choses advenues ». L’un des tout premiers périodiques de France, un hebdomadaire de quatre pages intitulé La GAZETTE, est né.
Paraissant tous les samedis, La Gazette avait pour rôle d’informer les lecteurs sur les nouvelles provenant de l’étranger, de la France ou de la Cour ; elle était surtout spécialisée dans les affaires politiques et diplomatiques. Le Conseil du roi accorda à La Gazette le monopole de l’information politique.
En 1762, elle changea de titre pour celui de Gazette de France, et devint bihebdomadaire. En 1787, Charles-Joseph Panckouke (1) la prit en location et l’ajouta au Mercure de France dont il était propriétaire et au Moniteur universel qu’il fonda peu de temps après.
La Poéthèque possède la collection complète de deux années : 1783 et 1784.
Nous avons découvert dans le numéro du vendredi 10 janvier 1783, un article en provenance de Vienne, à propos d’un poète nommé WASCHKE qui aurait eu l’outrecuidance d’avoir fait « imprimer un Poëme de sa composition contre le Clergé & le Pape » … « et en ayant osé faire la dédicace à Sa Majesté Impériale » … Le poète concerné se vit interdire la diffusion de ses écrits, et son libraire sévèrement sanctionné.
Cela s’est passé … 200 ans avant la naissance de la Cave littéraire créé en 1983, avec pour objectif de soutenir la création littéraire et poétique, et la liberté d’expression.
(1) Charles-Joseph Panckoucke, né le 26 novembre 1736 à Lille et mort le 19 décembre 1798 à Paris, est un écrivain et libraire-éditeur français, éditeur de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, et de l’Encyclopédie méthodique.


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